Chargement...

Lexique

.

Chaudière à condensation

Une chaudière à condensation permet, grâce à la possibilité de l'irriguer avec une température de retour très basse (moins de 50° C), de refroidir au maximum les produits de combustion et de récupérer ainsi en partie, la chaleur latente de condensation de la vapeur d'eau produite par la combustion.

Dans une chaudière traditionnelle, cette eau est évacuée dans les produits de combustion sous forme de vapeur et, toute la chaleur latente de condensation qu'elle contient est perdue. Cette perte représente l'écart entre le pouvoir calorifique supérieur (PCS) et le pouvoir calorifique inférieur (PCI) du gaz (soit 10% environ PCS).

Une chaudière à condensation procure une économie d'énergie qui peut atteindre 30% par rapport à une chaudière traditionnelle ancienne (15% relativement à une chaudière moderne). Cette économie est rendue possible en raison de la récupération de la chaleur latente, mais également grâce à une récupération complémentaire de la chaleur sensible (fumées évacuées à 50°C au lieu de 200°C, par exemple), et à une réduction des pertes durant les périodes d'arrêts, liée à leur fonctionnement à basse température.

La condensation est généralement obtenue à partir d'un échangeur surdimensionné (ou par l'adjonction d'un second échangeur). La condensation et la récupération de chaleur qui l'accompagne apparaissent dès que les produits de combustion sont refroidis à la température théorique "du point de rosée".

Pour le gaz naturel, en combustion sans excès d'air, cette température de rosée est de 56°C.

Le rendement de combustion dépend du régime de fonctionnement : 

  • dans le cas le plus défavorable d'une eau de retour à 70°C, le rendement est d'environ 86% sur PCS (soit 96% sur PCI);

  • dans le cas plus favorable d'une eau de retour à 20° C, le rendement est d'environ 96% sur PCS (107 % sur PCI).