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L’isolation thermique

L’isolation thermique

Article du 15/03/2011


Savez-vous que l’un des principaux moyens de réduire votre consommation d’énergie en matière de confort thermique consiste tout simplement à bien isoler votre logement ?


Vous réduisez ainsi les déperditions de chaleur et évitez à vos appareils de gaspiller un surcroît d’énergie. Voici un dossier regroupant les différentes zones à prendre en compte pour bien isoler chez vous et faire des économies tout en agissant en faveur de l’écosystème ! 


 

Les combles et les toitures


L’isolation des toitures est la plus rentable et sans doute la première étape à réaliser car son potentiel d’économie d’énergie est considérable. En effet, l’air chaud, plus léger, s’élève naturellement et vient en grande partie se loger sous les toits. Par ailleurs, c’est techniquement, la partie considérée comme la plus facile à traiter.

Pour isoler les combles dites « perdues » (c’est-à-dire non habitable), il est recommandé de recouvrir le plancher haut avec un « isolant à dérouler » (laine de verre ou laine de roche) disposé en deux couches croisées d’une épaisseur minimum de 20 centimètres.

Comme l’air chaud monte par convection, la température est plus élevée au plafond et il est donc logique de placer une couche d’isolant plus épaisse dans les combles que sur les murs. Sous le toit, les entrées d’air doivent être plus traitées spécialement car il n’y a pas d’étanchéité des murs. 

 

Pour l’isolation sous le toit, plusieurs solutions sont possibles, en fonction de la résistance thermique souhaitée et de l’espace disponible :

  • Peu d’espace et isolation faible : un film réfléchissant fixé sous les chevrons, coûteux et de faible efficacité en pratique
  • Peu d’espace et isolation moyenne : rouleaux de laine de verre ou de laine de chanvre agrafés entre les chevrons, de mise en œuvre délicate car l’espacement entre chevrons est rarement régulier
  • Espace disponible et isolation forte : double épaisseur de panneaux de laine de roche ou de verre ou encore de laine de chanvre fixés à l’intérieur d’une structure en caissons, entre les pannes. La structure supporte aussi les plaques de plâtre, des panneaux d’aggloméré, de la frise de pin…


Les murs


Les murs sont la deuxième source de perte de chaleur après la toiture : 20 à 25% de la chaleur d'une habitation s'échappe par les murs. Il est donc important de la considérer sérieusement pour des constructions neuves ou des rénovations. Les façades Nord sont à isoler en priorité car elles sont moins exposées au soleil. L'isolation des façades Ouest, davantage exposées aux pluies, nécessite, en principe, une protection supplémentaire contre l'humidité. 

 

De bons matériaux vous éviteront d’avoir recours à des panneaux d’isolation supplémentaires :

  • Le béton cellulaire : un mélange de sable, de ciment, de chaux et de poudre d'aluminium
  • Les briques monomurs : Il s’agit de briques en terre cuite composées d’alvéoles d'air
  • Une ossature-bois : les nouvelles maisons en bois sont naturellement bien isolées


Si vous utilisez du parpaing, ou de la brique classique, vous devrez ajouter une isolation soit en protégeant les murs par l’intérieur ou par l’extérieur. 

 

Les fenêtres


Les fenêtres modernes sont toutes munies de garnitures d’étanchéité qui leur permettent d’excellentes performances en termes de perméabilité à l’air et d’étanchéité à l’eau. Des solutions performantes existent en menuiseries bois, PVC, et aluminium à rupture de pont thermique.

L’amélioration de l’étanchéité à l’air d’un logement permet de supprimer les courants d’air mais nécessite la mise en place d’une ventilation contrôlée, capable de faire respirer votre logement.

Grâce à cette ventilation, vous réduirez les risques de condensation, d’odeurs et vous bénéficierez d’une bonne qualité de l’air. Une ventilation bien faite met votre maison à l’abri de l’humidité, source de corrosion des équipements, de décollement des papiers peints, de développement des moisissures. 

 

Les planchers


Il existe de nombreuses techniques d’isolation des planchers. Pour choisir la plus adaptée, il est impératif de tenir compte de la constitution du plancher, de la nature des liaisons entre plancher et parois verticales adjacentes afin de limiter les ponts thermiques d’un éventuel volume d’air sous le plancher (vide-sanitaire).


Les principales techniques d’isolation dans le cadre d’une construction neuve sur terre-plein utilisent des planchers béton à poutrelles et entrevous PSE (polystyrène expansé) à languettes ou des planchers béton à poutrelles avec isolation sous dalle flottante.


Dans des cas plus rares, l’isolation peut aussi se faire en utilisant des planchers en dalles de béton cellulaire. Dans le cas ou les planchers sont sur terre-plein ancien, seul un isolant sous dalle flottante est possible. Si le plancher est sur vide-sanitaire l’isolation peut être complétée par des panneaux de laines minérales ou mousses alvéolaires spécifiques en sous-face à condition que la ventilation du vide-sanitaire soit respectée.